Notre Programme

Sport, santé, bien-être

Prendre soin des Marseillais est une responsabilité municipale. Le Printemps Marseillais veut construire une véritable politique de santé dans tous les secteurs de Marseille en facilitant la prévention et l’accès aux soins, en améliorant la qualité de vie et en permettant une pratique sportive diversifiée pour tous les Marseillais. En matière de santé publique, la fracture sociale et territoriale a des effets dévastateurs : les Marseillais qui habitent les quartiers populaires de Marseille vivent en moyenne 9 ans de moins que les autres. Parce que le chômage y est trois fois plus élevé, mais aussi parce que l’accès aux soins y est difficile, et les conditions et la qualité de vie fortement dégradées.

A.Construire une politique territoriale de santé publique

Il existe à Marseille des quartiers où l’accès au soin primaire est remis en cause. Les médecins ne s’y déplacent que rarement, le dépistage et la prévention y sont insuffisants. Les délais de rendez-vous dans les services hospitaliers sont beaucoup trop longs, les urgences publiques sont débordées, et les Marseillais sont mis en danger. En nous appuyant sur les associations et l’hôpital public,

Nous voulons :

  • Faire rapidement un état des lieux des actions réalisées par les collectifs, les associations, les habitants et les acteurs institutionnels de la santé afin de valoriser et coordonner leurs actions.
  • Établir un plan territorial afin d’assurer une meilleure information sur les dispositifs de santé, de mieux coordonner et de cibler les actions selon les besoins dans chaque secteur.
  • Redonner au service de santé de la Ville les moyens opérationnels et un CCAS puissant capable de gérer des établissements sanitaires et sociaux répartis dans tous les secteurs.
  • Promouvoir et soutenir la création de centres de santé pluriprofessionnels pour lutter contre les déserts médicaux, en particulier au nord de la ville.
  • Soutenir un hôpital public de haute qualité et humaniste, en exigeant la transparence sur les pratiques de gestion des ressources humaines et matérielles de l’APHM.
  • Défendre la nécessité d’augmenter les moyens humains et matériels de l’APHM, pour une offre de soins adaptée aux besoins de tous les Marseillais.
  • Prévoir des campagnes de sensibilisation aux questions de santé publique (dépistage, contraception, alimentation, addictions, sommeil, position au travail…).
  • Mener une politique de prévention et d’éducation dans les écoles primaires, en collaboration avec la médecine scolaire, et veiller à la qualité de l’alimentation dans les écoles.

B.Agir pour les populations fragiles ou vulnérables

Les inégalités ne sont pas seulement territoriales à Marseille, et les vulnérabilités sont accentuées par une absence de réponses adéquates aux populations en situation de fragilité.

Nous voulons :

  • Mettre en place un médiateur avec un numéro vert pour traiter les urgences sanitaires et sociales dans les mairies de secteur.
  • Favoriser le maintien à domicile des personnes dépendantes en soutenant les initiatives de nature associative ou coopérative de services à la personne.
  • Développer des structures d’accueil de jour pour les personnes vulnérables par secteur, et des “maisons des aidants” pour que ceux qui les accompagnent puissent trouver des informations et des moments de répit.
  • Mettre en place une salle de consommation de stupéfiants à moindre risque, et mener de véritables campagnes de sensibilisation aux risques.
  • Soutenir et accompagner les personnes avec des troubles psychiques dans le cadre d’une politique municipale de la santé mentale.

C.Construire un plan local santé environnement

Marseille détient des records en matière de pollution de l’air, de l’eau et des sols, qui accroissent nettement le taux de mortalité précoce. Il faut améliorer la qualité de l’air, adapter la ville aux changements climatiques, lutter contre l’insalubrité.

Nous voulons :

  • Identifier les zones à faibles émissions en centre-ville, créer des îlots de fraîcheur avec végétalisation des rues et gestion des parcs et des jardins, ouvrir les parcs le soir en été.
  • Mettre en place une surveillance continue de la qualité de l’air dans les quartiers, les écoles et centres de loisirs, et un système d’information et d’éducation des populations à risque par secteur.
  • Évaluer le risque sanitaire (qualité de l’air, pollution des sols, nuisances sonores, voies d’accès) lors de l’instruction de tout projet d’urbanisme ou de permis de construire.
  • Repérer l’habitat insalubre activement avec une mise en demeure rapide et un contrôle rigoureux des remises aux normes.
  • Mettre en place un plan canicule et un plan inondation sectorisés par mairie de secteur.
  • Créer des îlots de fraîcheur avec végétalisation des rues et gestion des parcs et des jardins, ouvrir les parcs le soir en été.
  • Rouvrir des fontaines publiques et des toilettes publiques dans tous les quartiers et dans les lieux de grande fréquentation.
  • Créer un observatoire de veille sanitaire qui informe la population sur les risques qui la concernent (pollutions, épidémies, punaises de lit…).

D.Favoriser la pratique sportive de tous, dans tous les quartiers

Aujourd’hui, Marseille n’organise pas le sport, le réservant de fait à une population aisée et fédérée. L’offre sportive est essentiellement tournée vers le foot. Elle est majoritairement masculine et elle est privée. La ville manque de stades, de gymnases, de piscines publiques : 50 % d’enfants entrant en classe de 6e ne savent pas nager : seuls les enfants de CE2 ont accès à la piscine, pour au maximum 12 séances.

La municipalité a peu à peu fermé l’accès aux “espaces libre de pratiques sportives” pour des raisons de sécurité. Peu de pistes cyclables, pas de parcours urbains, pas de parcours santé balisé et organisé. Aucun lieu ressource, aucune maison sport-santé dans le nord de la Ville. Pour remédier à cette situation catastrophique,

Nous voulons :

  • Créer immédiatement une maison de sport-santé dans les quartiers Nord et Est de la ville, afin que le sport sur prescription médicale puisse être pratiqué par tous ceux qui en ont besoin.
  • Permettre aux enfants des écoles et des crèches d’accéder à la pratique sportive prévue par l’éducation nationale : gratuité des transports, ouverture des stades et gymnases, élargissement des créneaux horaires des piscines…
  • Rénover les infrastructures existantes et construire les nouveaux équipements sportifs nécessaires : les bassins nordiques, moins coûteux et moins polluants, seront privilégiés. Pour permettre ces investissements, la Délégation de service public de la patinoire sera revue, ainsi que l’investissement aux J.O. de 2024.
  • Revoir les missions des Maîtres Nageurs Secouristes, qui doivent apprendre à nager aux enfants plutôt que d’être affectés à la simple surveillance.
  • Mettre aux normes les stades, organiser des stages sportifs durant les vacances.
  • Aménager les cours d’écoles (murs d’escalade, couloirs d’athlétisme, tables de ping-pong…) et y favoriser la mixité des pratiques sportives.
  • Aider les associations sportives, en toute transparence des attributions de subventions, et sur des critères lisibles : pas de subvention aux clubs et équipements où l’entrée est subordonnée à un “parrainage”, attention particulière aux associations attentives à la mixité des genres et de mixité sociale.
  • Aider les associations sportives qui favorisent l’accès de tous à la pratique sportive : toutes les générations, tous les genres, les personnes LGBTI+, les personnes à mobilité réduite, les personnes en situation de handicap … ont le droit de faire du sport, en dehors même du cadre du sport sur ordonnance.
  • Prévoir davantage d’accès à la mer pour les personnes à mobilité réduite.

E.Petite enfance

La ville de Marseille accueille chaque année de nombreux nouveaux petits Marseillais: contrairement à d’autres villes, Marseille est une ville jeune. À regarder le budget de la Ville, , la jeunesse ne semble pas une priorité et considérer comme une richesse. En effet, la majorité sortante consacre 30 % de moins que Lyon (par habitant) à la petite enfance.

Tous modes de gardes confondus, la ville annonce qu’elle est en mesure d’offrir une place à 46 % des enfants de 0 à 3 ans. C’est inférieur à la moyenne nationale qui est de 52 %, alors que Marseille est la deuxième ville de France. Si on ne retient que l’accueil collectif (crèches, haltes-garderies, etc.), c’est bien pire. Seulement 23 % des enfants sont accueillis dans des structures collectives, beaucoup moins que dans la plupart des grandes villes.

Mais cette capacité d’accueil est très inégalement répartie selon les arrondissements : – les arrondissements 1, 3, 10, 14 et 15 concentrent 40 % des enfants de 0 à 3 ans et 22 % des places ; – les arrondissements 2, 4, 12 et 13 concentrent 26 % des enfants et 28 % des places ; – les arrondissements 5, 6, 7, 8, 9, 11 et 16 concentrent 34 % des enfants et 50 % des places. Conséquence, la capacité théorique d’accueil en accueil collectif est de 33 % dans les 8e et 9e arrondissements. Elle oscille entre 13 et 14% dans les 3e, 14e et 15e arrondissements. La dynamique actuelle d’ouverture de nouveaux établissements est portée par le secteur associatif et le secteur privé, avec le soutien de la Ville et celui de la CAF. Malgré quelques efforts de rattrapage (130 berceaux prévus dans le 3e arrondissement), le déficit des arrondissements populaires reste considérable. La politique suivie par la Ville de Marseille, qui dépense plus de 9 M€ en subventions au secteur privé et associatif, devrait être fortement infléchie dans ce sens.

La nouvelle majorité imposera à tous les candidats à l’ouverture de nouvelles crèches (ou autres) de s’installer dans les quartiers aujourd’hui insuffisamment équipés. Le système actuel d’inscription pour les familles “Superminot” ne permet aucune transparence sur les conditions d’attribution des places. Des commissions d’attribution, dans lesquelles siégeront des élus de secteur de la majorité comme de l’opposition, et des représentants des associations familiales seront mis en place. Les services de surveillance et de contrôle des crèches privées et associatives seront renforcés. La tarification de l’ensemble des crèches sera progressivement modifiée pour s’aligner sur celle des crèches municipales. En effet, le financement de ces modes de garde est complexe et ne représente pas le même investissement financier pour les familles, selon que le quotient familial est pris en compte ou non.

Les modes d’accueil existants manquent de souplesse pour répondre aux besoins spécifiques de certaines familles : formations ponctuelles, horaires décalés, travail le week-end, travail de nuit des familles, gardes ponctuelles…

Nous voulons :

  • Faire l’état des lieux de l’offre de garde actuelle sur Marseille et optimiser l’existant. Lutter contre les inégalités territoriales en privilégiant les appels d’offres sur les quartiers défavorisés où l’offre de garde est moins importante.
  • Garantir une offre de service public ou associatif face à la progression importante du secteur privé, plus coûteux pour les familles.
  • Réunir dans une commission tous les gestionnaires des différents modes de garde (publics et privés) pour travailler sur une offre cohérente à l’échelle de la ville (transparence des critères d’attribution des places pour les parents, réflexion sur les besoins spécifiques des familles, gestion de priorités : mères isolées, enfants en grande précarité, en situation de handicap, “sans papier”…).
  • Revoir le financement/ville des établissements (16 € par jour et par enfant présent) et l’harmoniser avec le financement CAF.
  • Encourager la formation continue des professionnels et la formation initiale des assistantes maternelles (projet d’entrée dans l’emploi pour les “nounous au noir”).

F.Propreté, enlèvement et traitement des déchets

La ville de Marseille est sale. Beaucoup de villes, comme Naples, par exemple, ont souffert longtemps d’une crasse endémique. Elles sont en train de faire la preuve, comme Naples encore, qu’il est possible à une majorité audacieuse et inventive de venir à bout de ce fléau. C’est exactement ce que veut faire le Printemps Marseillais.

La propreté et la collecte des déchets sont des compétences métropolitaines. C’est la Métropole qui a signé les 3 contrats de marchés publics de service qui couvrent une partie de la ville. Le nettoyage et la collecte des déchets sont effectués en régie dans les arrondissements 4 à 12 et le 13). Dans le reste de la ville, ces missions font l’objet de trois marchés publics qui couvrent respectivement le 1 et le 2, le 3 et le 14, et le 15 et le 16.
Pour la partie effectuée en régie, les agents du nettoiement sont des fonctionnaires de la Métropole.

La gestion du nettoiement devra être confiée à nouveau aux mairies de secteurs. Dès le début du mandat, les mairies de secteur et les associations de quartier seront étroitement associées à sa mise en œuvre. Une convention a été passée il y a trois ans entre la confédération des CIQ et les services de la Métropole. Cette convention est restée lettre morte. C’est exactement le type de gesticulation inutile que nous voulons voir disparaître.

Un plan de nettoiement précis et contrôlé

Dans chaque quartier, pour chaque rue, la fréquence du nettoyage doit être affichée, et respectée. Dans bien des secteurs, les habitants doivent se contenter d’un nettoyage hebdomadaire, voire mensuel. Cette situation est d’autant plus insupportable que le passage des cantonniers obéit à une logique mystérieuse. Le nettoyage des rues ne doit plus se limiter à pousser les déchets dans le caniveau à l’aide d’un balai et en faisant couler de l’eau pour emporter les déchets dans les égouts. Progressivement abandonnée à l’échelle nationale en raison de la pollution et du gâchis d’eau, cette façon de travailler, qu’on impose aux cantonniers, ne devra plus exister à Marseille. A la place le nettoyage se fera avec une lance de lavage et de manière plus régulière afin que nos sols soient plus propres.

Les cantonniers doivent tous disposer de moyens de travailler efficaces et rapides. Il faut des engins modernes, adaptés à la topographie de nos rues. Les métiers du nettoyage de l’espace public sont en passe de devenir des métiers exigeant des compétences techniques. Ce sont des métiers d’avenir. Encore faut-il offrir aux cantonniers les formations qualifiantes et de vraies perspectives professionnelles. L’encadrement des équipes sera revu, et la capacité de dialoguer avec les élus et les associations de quartier fera partie des compétences exigées.

L’enlèvement des déchets, on repart de zéro

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères est très élevée à Marseille (taxe qui s’applique à l’ensemble de l’ex MPM). À 18,1 % c’est la plus élevée de l’ensemble des communes des Bouches-du-Rhône. Tous les Marseillais payent la même taxe, mais tous ne bénéficient pas des mêmes services. De même, la propreté n’est pas assurée de la même façon selon ou l’on réside. Certains quartiers, qualifiés de touristiques, sont nettoyés plusieurs fois par jour alors que d’autres attendent des semaines le passage éventuel des services de nettoiement de la voirie.

La ville de Marseille n’offre que 5 déchetteries. Il en existe 8 à Lyon, sans compter un dispositif de déchetteries mobiles. Davantage de déchetteries mobiles seront mises en place rapidement. S’agissant des déchets végétaux, l’accès à la déchèterie sera encouragé et facilité par des points d’ouvertures spéciaux. Alors que les rats et les punaises infestent la ville, il n’est pas admissible de voir les vieux matelas traîner sur les trottoirs faute de lieux accessibles ou d’information correcte sur le fonctionnement d’Allo Mairie.

Les corbeilles à déchets sur la voie publique, comme les toilettes publiques, sont très largement absentes, même en centre-ville. Dans les quartiers fréquentés, et aux abords des lieux de vie nocturne, une attention particulière sera apportée dans le respect du voisinage. La propreté et la collecte des ordures ménagères sont des compétences métropolitaines, on l’a vu.
S’agissant des zones où le nettoyage est effectué par des sociétés privées, les chiffres étudiés par la CRC dans son rapport de 2017 font ressortir des coûts globaux par habitants, des coûts par km de voirie très nettement supérieurs à des villes de densité comparable. “À Versailles, sur un secteur de 90 000 habitants environ, qui comprend 120 km de voirie et 240 à 260 km de trottoirs et qui accueille chaque année plus de 1 000 manifestations dont un festival, le coût annuel du service de la propreté, assuré en régie, oscille entre 2,7 et 3 M€ TTC. Le coût du même service pour le lot n° 2 (3e et 14e arrondissements) couvrant une population comparable de 105 045 habitants, est de près de 10 M€ HT soit 11 M€ TTC. Il est de 8,3 M€ HT soit 9,13 M€ TTC pour le lot n° 3 (15e et 16e arrondissements) qui couvre une population de 97 909 habitants.

“Le coût moyen par habitant de la propreté est de 35 € TTC, soit un ratio deux fois et demie moins élevé que celui constaté pour le lot n° 3, qui bénéficie des prestations les moins coûteuses (85 € HT, soit 93,5 € TTC par habitant). Ce prix est au plus de 70 euros TTC pour les secteurs denses situés en région parisienne.

Selon une autre étude, citée par la CRC, le coût moyen au kilomètre de voirie de la propreté serait de 13 000 € TTC. Les prix obtenus par la Métropole pour Marseille excèdent ce ratio de manière significative : ils atteignent en effet 83 425 € HT en moyenne, soit 91 767 € TTC par kilomètre de voirie.”

Ces marchés de MDS, comme tous les grands marchés passés par la Ville ou la Métropole, feront l’objet d’un audit systématique. Ils ne seront certainement pas renouvelés dans les mêmes conditions.

La situation actuelle est simplement catastrophique. La Métropole a conclu en 2017 et pour 6 ans des marchés de collecte des ordures ménagères à un prix exorbitant. La justification du prix est accablante : le volume des déchets prévu est supérieur d’un tiers à la moyenne nationale. En clair, et pour 6 ans, les Marseillais payent, quels que soient les efforts conduits pour développer le tri sélectif.

“Les marchés conclus par la métropole Aix-Marseille-Provence prévoient un volume de déchets collectés par habitant bien plus élevé que dans des collectivités comparables. Cette particularité explique le caractère hors normes du coût par habitant de cette prestation. Selon les données fournies aux candidats par les cahiers des charges, les habitants desservis produisent plus de 413 kg de déchets par an (92 050 tonnes hors encombrants pour 223 045 habitants). Il ressort des données du rapport annuel sur l’exécution du service de la Métropole que le poids moyen par habitant des déchets collectés aurait atteint 383 kg en 2016 (396 kg en 2015) sur l’ensemble du territoire du CT1 (territoire de l’ancienne Communauté urbaine de Marseille avant son intégration à la Métropole).
À titre de comparaison, selon le rapport annuel d’exécution du service, la production par habitant de l’agglomération lyonnaise était de 230 kg en 2015. Selon les données de l’ADEME, la production serait en moyenne nationale de 277 kg par habitant (données 2014 – chiffres clés 2016).”

Cette situation anormale trouve son origine dans le développement insuffisant des politiques publiques locales de prévention visant à restreindre le volume de déchets présentés à la collecte, c’est-àdire le tri sélectif. Comme il a été indiqué en introduction, la Ville ne dispose pas d’un nombre suffisant de déchetteries. Le tri sélectif reste “volontaire” dans la plus grande partie de la ville. Les conteneurs prévus à cet effet sont trop rares et très souvent en mauvais état. Notre ambition de ville zéro déchet, exemplaire et innovante… part de zéro, et nous allons relever ce défi.

  • D’abord, et partout où c’est possible, en mettant en place une collecte sélective comme il est d’usage dans la plupart des grandes villes de France. À Marseille, le tri sélectif est encore un tri volontaire. Chacun doit apporter à un point de collecte les bouteilles ou les cartons qu’il n’a pas mis dans la benne.
  • En multipliant les points de collectes de tri sélectif, et si possible enterrés. La résistance, légitime, des habitants à cohabiter avec des conteneurs bien souvent en piteux état, est tout à fait légitime. Le tri des déchets est aussi à imposer aux grandes et très grandes surfaces. Il faut qu’elles mettent en place progressivement, des espaces de collecte des emballages que leurs clients viendraient leur ramener à chaque passage.
  • En élaborant un plan en direction des commerçants : parce que les commerces génèrent davantage de déchets que les particuliers, et pour leur permettre de faire baisser le coût de la redevance spéciale pour les professionnels. En complément du renforcement du maillage des équipements de collecte sélective du verre, des emballages, du papier et des biodéchets des ménages, nous mettrons en place des services équivalents aux commerçants et les inciterons à adopter des pratiques responsables en matière de gestion de leurs déchets. Les dispositifs de compostage seront mis en premier lieu pour les commerces comme les restaurants, les cafés et bars : en retour ils n’auront pas besoin de payer de redevance spéciale puisque leur volume de déchets baissera fortement.
  • En multipliant, enfin, les corbeilles à déchets et en mettant en place les équipes nécessaires pour qu’elles soient régulièrement vidées.
  • En généralisant, comme la plupart des grandes villes, les cendriers de rue, ou les éteignoir à cigarette. Ils seront rendus obligatoires devant les lieux publics.
  • En accélérant le déploiement dans toute la ville, et notamment à proximité des lieux les plus fréquentés en testant, chaque fois que c’est possible, des dispositifs de toilettes sèches, car la ville ne dispose toujours pas de toilettes publiques en nombre suffisant.
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